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Cirque et saltimbanques : EN HABITS DE LUMIÈRE

10 Décembre 2021 - 17 Mai 2022
Cirque et saltimbanques : EN HABITS DE LUMIÈRE

CE PROGRAMME LANCÉ EN 2012 AU MUSÉE DES BEAUX- ARTS DE ROUEN EST L’UNE DES TOUTES PREMIÈRES INITIATIVES EN FRANCE POUR REMETTRE LES COLLECTIONS AU CŒUR DE LA PROGRAMMATION DES MUSÉES. IL S’AGIT À CHAQUE FOIS DE RÉVÉLER LA RICHESSE ET LA VARIÉTÉ DES COLLECTIONS PUBLIQUES, DE DÉVOILER L’ENVERS DU DÉCOR ET LE MYSTÈRE DES RÉSERVES, DE FAVORISER LES REDÉCOUVERTES EN OUVRANT LES MUSÉES À DE NOUVEAUX REGARDS. DE NOMBREUX INVITÉS SE SONT SUCCÉDÉS, CONSERVATEURS, HISTORIENS, ARTISTES, PERSONNALITÉS DU MONDE DE LA CULTURE, OU PLUS RÉCEMMENT LES SIMPLES AMATEURS AVEC LA CHAMBRE DES VISITEURS.

 

Pour la 9e édition du Temps des Collections, intitulée « Cirque et saltimbanques », le musée des Beaux-Arts de Rouen accueille un fonds exceptionnel, la collection J.Y. et G. Borg, une des plus importantes collections privées sur le thème du cirque ainsi que de prestigieux prêts de grandes institutions. Peintures, dessins, affiches, objets d'art, costumes, jouets, sculptures ou photographies y retracent l'histoire du cirque et ses liens intimes avec le monde de l'art et les artistes. Spectacle culturel, le cirque inspire depuis son origine peintres, plasticiens et photographes. Couleurs et formes évoluent avec le temps, mais les œuvres reflètent toujours les émotions de l'artiste devant ce spectacle humain, dont la richesse féconde stimule l’imaginaire.

 

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Le Musée industriel de la Corderie Vallois présente une exposition entièrement consacrée aux costumes de cirque. Vêtements de scène, accessoires, instruments de musique, maquettes, affiches, photographies et films conduisent le visiteur dans les coulisses et sur la piste du cirque. L’exposition s’articule autour des grandes figures du cirque : Monsieur Loyal, les clowns, les acrobates, les écuyères et écuyers, les dresseurs et des personnes qui les ont incarnés à travers une série de portraits d’artistes. L’exposition retrace également l’histoire des chapiteaux français, Pinder, Gruss, Bouglione... mais aussi américains comme le fameux « Greatest Show on Earth » de Ringling Bros Barnum and Bailey.

 

À Notre-Dame-de-Bondeville, le musée industriel de la Corderie Vallois présente une exposition entièrement consacrée aux costumes de cirque. Vêtements de scène, accessoires, instruments de musique, maquettes, affiches, photographies et films conduisent le visiteur dans les coulisses et sur la piste du cirque. L’exposition s’articule autour des grandes figures du cirque : Monsieur Loyal, les clowns, les acrobates, les écuyères et écuyers, les dresseurs et des personnes qui les ont incarnés à travers une série de portraits d’artistes. L’exposition retrace également l’histoire des chapiteaux français, Pinder, Gruss, Bouglione... mais aussi américains comme le fameux Greatest Show on Earth de Ringling Bros. Barnum and Bailey.

Place au cirque ! Monsieur Loyal, garçons de piste, monteurs et musiciens.

Porte-voix du cirque, Monsieur Loyal est vêtu d’un frac rouge ou bleu d’inspiration militaire et plus tard d’une tenue de soirée. Il symbolise l’esprit de la troupe. À l’honneur et tellement insolites, les accessoires et vêtements du célèbre Pierre Tchernia donnant la réplique au clown Crac interprété par Raymond Devos, un soir de Noël 1973 au Cirque d’Hiver.

Les indispensables garçons de piste, ouvreuses et musiciens sont fêtés, mais aussi les monteurs des chapiteaux. On découvrira ainsi un exceptionnel objet protégeant la main du couturier qui réparait chaque jour le gigantesque chapiteau Ringling Barnum (1950) .

Du rire aux larmes : clowns et phénomènes


Les clowns, vedettes des affiches, symbolisent le cirque et portent l’émotion de la piste. Manteaux et sacs multicolores du clown blanc, richement brodés et pailletés, contrastent avec l’habit de l’auguste « mal attifé ». Musiciens émérites, ils terminent leur tour de piste sur des notes gaies et entraînantes. Les instruments des plus célèbres, clarinette de François Fratellini ou saxophone du clown Rehde, accompagnent ces fabuleux costumes.

Tom Pouce, General Tom Thumb, personnage de légende, célébrité internationale, ami et artiste de Barnum – son imprésario –, triomphe à Paris en 1845. L’exposition présente, pour la première fois en France, le costume de ce génial artiste d’à peine 1,02 m.

L’art du risque : acrobates et fil-de-féristes


Danseurs de corde, fil-de-féristes, acrobates, trapézistes, jongleurs et voltigeurs se parent de justaucorps et léotards. Jeux de matières et de couleurs, ces costumes dévoilent leurs morphologies et participent à l’élégance et à la virtuosité de leurs numéros.

En selle ! Écuyers et écuyères

Il y a 250 ans, en Angleterre, l’écuyer de sa gracieuse majesté, Philippe Astley, crée le cirque moderne à partir de numéros équestres sur une piste ronde de 13 mètres qui deviendra la référence. Rapidement, les Franconi dans leurs manèges rouennais de la rue Dugay-Trouin et parisien avec le cirque Olympique, font du cheval et de la voltige à cheval les éléments majeurs du spectacle. « Le cirque est né à cheval » !

La virtuosité des corps et l’harmonie avec l’animal amènent l’excellence. Le costume est alors directement issu des habits militaires et de leurs brandebourgs comme on peut le découvrir sur les faïences de Gien ou Creil & Montereau dessinées par Victor Adam ou Martha Sarah Rolls, grand succès populaire.

Géricault lui-même passe de nombreuses heures dans les écuries à dessiner les chevaux des Franconi.

Apprendre à l’animal

Compagnon fidèle, méritant respect, soins et attention, l’animal est au cœur de nombreux numéros. Fauves, éléphants, chiens, singes et oiseaux ont été les vedettes pendant de nombreuses années.

L’exposition dévoile les costumes de scène du célèbre dompteur de fauves, chevaux et éléphants, Gunther Gebel-Williams, et de Jeannette Williams dans son numéro de Cléopâtre avec ses deux panthères en liberté. Ils firent les grands soirs du cirque Ringling Barnum dans les années 1980-1990. Le costume richement décoré et extravagant de Wolgang Holzmaïr en gladiateur romain rivalise avec le chic anglais de ceux de Gösta et Joan Kruse.

L’exposition accueille aussi vêtements et accessoires habillant les animaux : magnifiques couvertures d’éléphants entièrement brodées de strass ou charmants costumes de singe, que l’on retrouve notamment dans un dessin d’un illustrateur elbeuvien Raymond Dendeville, amoureux du cirque, talentueux mais encore méconnu.

L’exposition invite le spectateur dans un atelier de couturier reconstitué, illustrant les grands noms des métiers d’art du costume de cirque. Il découvre ainsi les artisans d’art : costumiers, designers, brodeurs, couturiers, maquilleurs. L’atelier Gérard Vicaire, fidèle producteur des costumes du Lido et du Moulin Rouge, a ainsi habillé, depuis les années 1930, de nombreux clowns blancs et acrobates d’exceptionnelles paillettes. Les maquettes de Jean Eden (1924-2013) pour la France et de Don Foote (1932-1984) aux États-Unis soulignent l’art du dessin préparatoire.

Les mille et une couleurs rapportées de cette visite font revivre l’extravagance de nos rêves d’enfant, et de notre « rêve de cirque ».